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Citations Jean Marie Guyau

Citations Jean-Marie Guyau: « 50 Citations Jean Marie Guyau »

Jean Marie Guyau

Florilèges citations de Jean Marie Guyau (1854-1888) philosophe français. Très précoce, il obtient à 17 ans sa licence ès Lettres. Il effectue la même année, la traduction du Manuel d’Epictète. A 19 ans, son mémoire sur la morale utilitaire depuis Épicure jusqu’à l’École anglaise contemporaine est couronné par le concours de l’Académie des Sciences Morales et Politiques. L’année suivante, il est chargé d’un cours de philosophie au lycée Condorcet. Cependant, de santé fragile, il doit renoncer à l’enseignement. Auteur très prolifique malgré son décès à 33 ans. On lui doit de nombreux ouvrages, dont les plus célèbres de son vivant restent Les Problèmes de l’esthétique contemporaine (1884), L’Irréligion de l’avenir (1887), et à titre posthume, L’art au point de vue sociologique.

« Le beau et le bien, après avoir été considérés longtemps comme des réalités métaphysiques, tendent pour ainsi dire à rentrer en nous; ce ne sont plus, aux yeux des savants modernes, que les effets de notre propre constitution intellectuelle. »

Jean-Marie Guyau, Les Problèmes de l’esthétique contemporaine, 1884

« D’une part, la morale naturaliste et positive ne fournit pas de principes invariables, soit en fait d’obligation, soit en fait de sanction; d’autre part, si la morale idéaliste peut en fournir, c’est à titre purement hypothétique et non assertorique. En d’autres termes, ce qui est de l’ordre des faits n’est point universel, et ce qui est universel est une hypothèse spéculative. Il en résulte que l’impératif, en tant qu’absolu et catégorique, disparaît des deux côtés. Nous acceptons pour notre compte cette disparition, et au lieu de regretter la variabilité morale qui en résulte dans de certaines limites, nous la considérons au contraire comme la caractéristique de la morale future; celle-ci, sur divers points, ne sera pas seulement autonome, mais anomique

Jean-Marie Guyau, l’Esquisse d’une morale sans obligation, ni sanction, 1885


 

« L’individu est un composé d’un certain nombre de pensées, de souvenirs, de volontés correspondant entre elles, de forces en équilibre .»

Jean-Marie Guyau, l’Esquisse d’une morale sans obligation, ni sanction, 1885

« L’idée d’un lien de société entre l’homme et les puissances supérieures, plus ou moins semblables à lui, est précisément ce qui fait l’unité de toutes les conceptions religieuses. L’homme devient vraiment religieux, selon nous, quand il superpose à la société humaine où il vit une société plus puissante et plus élevée, une société universelle et pour ainsi dire cosmique. La sociabilité, dont on fait un des traits du caractère humain, s’élargit alors et va jusqu’aux étoiles. Cette sociabilité est le fond durable du sentiment religieux, et l’on peut définir l’être religieux un être sociable non seulement avec tous les vivants que nous fait connaître l’expérience, mais avec des êtres de pensée dont il peuple le monde. »

Jean-Marie Guyau, L’Irréligion de l’avenir, préface,1886

« Toute religion est l’établissement d’un lien, d’abord mythique, ensuite mystique, rattachant l’homme aux forces de l’univers, puis à l’univers lui- même, enfin au principe de l’univers. »

Jean-Marie Guyau, L’Irréligion de l’avenir, préface, 1886

« La religion est une explication physique, métaphysique et morale de toutes choses par analogie avec la société humaine. Elle est, en deux mots, une explication sociologique universelle, à forme mythique. Le sentiment religieux commence là où le déterminisme mécanique paraît faire place dans le monde à une sorte de réciprocité morale et sociale, là où nous concevons un échange possible de sentiments et même de désirs, une sorte de sociabilité entre l’homme et les puissances cosmiques quelles qu’elles soient. […] Le sentiment religieux devient alors le sentiment de dépendance par rapport à des volontés que l’homme primitif place dans l’univers et qu’il suppose elles-mêmes pouvoir être affectées agréablement ou désagréablement par sa volonté propre. »

Jean-Marie Guyau, L’Irréligion de l’avenir, préface, 1886

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