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Citations Révolution

Révolution: "La prise de la Bastille"

Citations Révolution : «  28 citations sur la Révolution »

Les plus belles citations d’auteurs sur la Révolution

« Ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution, c’est la révolution qui emploie les hommes. »

Joseph de Maistre, Considérations sur la France, 1796

 

« Deux vices, qui sont sans remèdes en Civilisation, annonçaient de temps immémorial l’impuissance des sciences politiques ; ces vices sont l’indigence qui afflige les individus, et les révolutions qui affligent les empires. »

Charles Fourier, Egarement de la raison, 1806

 

« La révolution féminine doit maintenant compléter la révolution prolétaire, comme celle-ci consolida la révolution bourgeoise, émanée d’abord de la révolution philosophique. C’est seulement alors que l’ébranlement moderne aura vraiment préparé toutes les bases essentielles de la régénération finale. Tant qu’il ne s’étend point jusqu’aux femmes, il ne peut aboutir qu’à prolonger nos déplorables oscillations entre la rétrogradation et l’anarchie. »

Auguste Comte, Catéchisme positiviste, 1852

 

« Il n’y a rien de plus propre à rappeler les philosophes et les hommes d’Etat à la modestie que l’histoire de notre Révolution ; car il n’ y eut jamais d’événements plus grands, conduits de plus loin, mieux préparés et moins prévus. »

Alexis de Tocqueville, L’ancien régime et la révolution, 1856

 

« Toutes les révolutions civiles et politiques ont eu une patrie et s’y sont renfermées. La révolution française n’a pas eu de territoire propre ; bien plus, son effet a été d’effacer en quelque sorte de la carte toutes les anciennes frontières. On l’a vue rapprocher ou diviser les hommes  en dépit des lois, des traditions, des caractères, de la langue, rendant parfois ennemis des compatriotes, et frères des étrangers ; ou plutôt elle a formé, au-dessus de toutes les nationalités particulières, une patrie intellectuelle commune dont les hommes de toutes les nations ont pu devenir citoyens. »

Alexis de Tocqueville, L’ancien régime et la révolution, 1856

 

« Ce n’est pas toujours en allant de mal en pis que l’on tombe en révolution. Il arrive le plus souvent qu’un peuple qui avait supporté sans se plaindre, et comme s’il ne les sentait pas, les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s’en allège. Le régime qu’une révolution détruit vaut presque toujours mieux que celui qui l’avait immédiatement précédé, et l’expérience apprend que le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d’ordinaire celui où il commence à se réformer. Il n’y a qu’un grand génie qui puisse sauver un prince qui entreprend de soulager ses sujets après une oppression longue. Le Mal qu’on souffrait patiemment comme inévitable semble insupportable dès qu’on conçoit l’idée de s’y soustraire. »

Alexis de Tocqueville, L’ancien régime et la révolution, 1856

 

« Tout ce que la Révolution a fait se fût fait, je n’en doute pas, sans elle ; elle n’a été qu’un procédé violent et rapide à l’aide duquel on a adapté l’état politique à l’état social ; les faits aux idées et les lois aux mœurs. »

Alexis de Tocqueville, L’ancien régime et la révolution, 1856

 

« L’ancien régime a fourni à la Révolution plusieurs de ses formes ; celle-ci n’y a joint que l’atrocité de son génie. »

Alexis de Tocqueville, L’ancien régime et la révolution, 1856

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