Mercredi avril 1st 2020

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Citations Edmond de Nevers

 

 

Edmond de Nevers 1862-1906

« 49 citations de Edmond de Nevers »

Florilèges citations Edmond Boisvert dit Edmond de Nevers (1862-1906) écrivain et essayiste québécois. Après de brillantes études au séminaire de Nicolet, il fera son droit chez un avocat de Trois Rivières. Il quitte celui-ci en 1885 et occupe plusieurs emplois sans conséquences. Il part pour l’Allemagne en 1888, et s’inscrit à l’université de Berlin. Il publie à la même période dans La Presse de Montréal, une série de Lettres de Berlin sous le nom d’Edmond de Nevers qu’il conservera pour ses autres ouvrages. Il effectue par la suite entre 1888 et 1892, des séjours à travers l’Europe pour s’arrêter à Paris en 1892 ou il restera jusqu’en 1900. Il y sera l’un des rédacteurs de l’agence Havas. Il publiera à Paris en 1896, L’Avenir du peuple canadien-français. En 1900, il publie son second ouvrage majeur, L’Ame américaine.

« Pour nous, fils de la Nouvelle-France, il n’en est pas ainsi. Notre patriotisme doit rester actif, prévoyant, toujours en éveil. Nous n’avons pas le droit de nous retrancher dans un mol égoïsme. Chacun des descendants des 65.000 vaincus de 1760 doit compter pour un. La Providence, ne l’oublions pas, nous a tracé une tâche privilégiée entre toutes. Perdus au milieu d’innombrables populations étrangères, nous ne pouvons maintenir notre existence distincte qu’en nous élevant au-dessus du niveau général. Nous ne pouvons être un peuple qu’à la condition d’être un grand peuple. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

 

 

« Quelques-uns de nos compatriotes, ai-je dit, doutent de l’avenir ; mais, pour l’immense majorité des Canadiens français, la disparition ou l’assimilation de notre race en Amérique ne paraît pas plus vraisemblable, dans les conditions de liberté et de sécurité où nous vivons, que l’effondrement d’une haute montagne ne paraît possible, sans un cataclysme, à ceux qui ont toujours vécu à son ombre. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

« À l’homme qui s’isole par la pensée dans le temps et dans l’espace, les grandes entités cessent de sembler immobiles. Elles se révèlent à lui avec leurs proportions changeantes, dans leur éternelle mutabilité. Les pays, les continents ne sont plus à ses yeux que de vastes fourmilières où de la somme des activités individuelles résulte une évolution continue ; où, sans cesse, des transformations s’élaborent et s’opèrent. Et l’observateur, peu à peu, se rend compte des lois qui président à la grandeur ainsi qu’à la décadence des nations. Il voit comment, sous l’action de forces fécondes qui sont : la foi, la fierté, l’activité, et de dissolvants tels que : l’apathie, l’ignorance, l’égoïsme, les peuples s’élèvent ou s’affaissent ; il voit comment, au sein de masses profondes, et en apparence immobiles, le terrain lentement se creuse, les molécules se désagrègent, les fondements s’ébranlent ; comment enfin il vient un moment où rien ne peut plus empêcher l’écroulement. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

« L’Avenir est à nous ; mais il faut que nous ne perdions pas de vue les conditions qui seules peuvent nous en assurer la possession ; il faut que nous sachions le prévoir et le préparer. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

« À mesure, que les nations anciennes ont grandi, le passé s’est, pour ainsi dire, refermé derrière elles ; les fastes de leur histoire ne les ont suivies que comme une ombre fantastique très vague, presque indistincte, appelée légende ou tradition ; et les générations se sont succédé, obéissant à leurs passions brutales, à leurs préjugés, à la superstition, sans presque rien apprendre, sans éclairer l’avenir de l’expérience acquise au cours des siècles révolus. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

« Des voies diverses s’ouvrent devant nous ; il nous faut choisir celle qui pourra nous conduire au but que la nature, les circonstances et les exigences spéciales de notre civilisation nous ont assigné. Comme le géomètre, qui dans l’arpentage d’un terrain, espace ses jalons autour de l’endroit où il opère et se rapporte à des points déjà connus, ainsi nous devons, en dirigeant notre orientation nationale, tenir compte de notre passé et des circonstances ambiantes. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

« La marche en avant du peuple canadien-français implique un effort continu, une vigilance incessante ; et cette condition particulière de notre existence sera, peut-être, ce qui contribuera le plus à nous assurer, en Amérique, une place enviable. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

« C’est une sorte de dogme consacré par l’Europe entière, que l’esprit français a des qualités incomparables de clarté, de finesse, d’ardeur, de générosité. Notre race semble avoir été choisie pour enseigner au monde moderne le culte du beau, pour en garder et aussi en répandre les trésors. Sa culture élégante, charmante courtoisie, son dévouement inné aux nobles causes, le prédestinaient à ce rôle, auquel d’ailleurs elle ne manqua jamais. Dès lors ne s’impose-t-il pas que notre mission, à nous Canadiens français, est de faire pour l’Amérique ce que la mère patrie a fait pour l’Europe ? de transporter et d’édifier chez nous une civilisation sur plusieurs points supérieure à celle des peuples qui nous entourent, de fonder dans ces régions du nord une petite république un peu athénienne où la beauté intellectuelle et artistique établira sa demeure en permanence, où elle aura ses prêtres, ses autels et ses plus chers favoris ? »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

« Presque tous les peuples ont été grands qui ont voulu être grands. Les efforts combinés d’une foule d’hommes intelligents et énergiques produisent toujours et nécessairement d’heureux résultats. »

Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien-français, 1896

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